Questions fréquentes sur la qualité de l’air intérieur


Pourquoi la qualité de l’air intérieur est‑elle un enjeu ?

La qualité de l’air intérieur est un enjeu majeur parce qu’elle influence directement la santé, le confort et la qualité de vie des occupants. Dans les espaces intérieur (bureaux, salles de sport, écoles, commerces, établissements de santé…), un air mal renouvelé ou polluer peut rapidement créer de l’inconfort.

En Belgique, nous passons plus de 90 % de leur temps à l’intérieur de bâtiments et les bâtiments sont de plus en plus étanches afin de réduire les consommations énergétiques.

Concrètement, une mauvaise qualité de l’air peut entraîner une baisse de concentration, une fatigue plus importante, des irritations ou un malaise général. Elle peut aussi aggraver certains problèmes respiratoires, notamment chez les personnes sensibles. Comme nous passons l’essentiel de notre temps à l’intérieur, la qualité de l’air dans les bâtiments est devenue un vrai sujet de prévention, de bien-être et de performance.

Quels sont les principaux polluants de l’air intérieur ?

Les principaux polluants de l’air intérieur sont les particules fines, les composés organiques volatils (COV), certains gaz de combustion comme le dioxyde d’azote (NO₂) ou le monoxyde de carbone (CO), les moisissures et autres polluants biologiques, ainsi que le radon dans certains bâtiments. Le CO₂ est aussi un indicateur utile pour évaluer le niveau de confinement et l’efficacité de la ventilation.

  • Le CO₂ : il permet surtout de vérifier si l’air se renouvelle correctement dans un local occupé.
  • Les particules fines (PM2,5, PM10) : elles peuvent venir du trafic routier, du chauffage, des activités humaines ou des poussières remises en suspension.
  • Les COV : ils sont souvent émis par les peintures, vernis, colles, meubles neufs, produits d’entretien ou matériaux de construction.
  • Les gaz de combustion : le NO₂ et le CO peuvent être liés à des appareils de chauffage, à une combustion incomplète ou à un transfert depuis l’air extérieur.
  • Les moisissures et bioaérosols : ils apparaissent surtout en cas d’humidité, de condensation ou de ventilation insuffisante.
  • Le radon : ce gaz naturel provenant du sol peut s’accumuler dans certains bâtiments, surtout en sous-sol ou au rez-de-chaussée.

En pratique, un bon diagnostic de qualité de l’air intérieur ne se limite pas à un seul paramètre : il doit tenir compte du bâtiment, des usages, de la ventilation et des sources de pollution possibles.

D’où proviennent les polluants de l'air intérieur ?

Les sources sont multiples :

  • Matériaux et mobilier : matériaux de construction, peinture, mobilier, bougies et parfums d’intérieur ou équipements bureautiques peuvent émettre des COV et des particules fines.
  • Activités humaines : la respiration humaine, l’utilisation de produits ménagers, la cuisson des aliments ou le tabagisme contribuent aux émissions de CO₂, de COV et à l’humidité.
  • Environnement extérieur : Le trafic routier et les activités industrielles émettent des polluants atmosphériques tels que les particules fines (PM2.5), le dioxyde d’azote (NO₂) et l’ozone (O₃) qui peuvent s’introduire dans les bâtiments via le système de ventilation ou lors de l’ouverture des fenêtres.
  • Sols : dans certains bâtiments, le radon issu des sols peut être à la source de contamination

Quels sont les effets d'une mauvaise qualité de l’air intérieur sur la santé ?

Une mauvaise qualité de l’air intérieur peut avoir des conséquences sur la santé à court, moyen et long terme. Lorsque l’air d’un bâtiment est mal renouvelé ou chargé en polluants, les occupants peuvent ressentir rapidement une gêne, mais aussi développer des effets plus durables en cas d’exposition répétée.

  • À court terme : une mauvaise qualité de l’air peut provoquer des maux de tête, une fatigue inhabituelle, des nausées, des irritations des yeux, du nez ou de la gorge, ainsi qu’une sensation d’inconfort général. Dans certains bâtiments, on parle aussi de syndrome du bâtiment malsain lorsque plusieurs occupants présentent en même temps des symptômes diffus sans cause évidente.
  • Sur le plan respiratoire : un air intérieur dégradé peut favoriser ou aggraver des allergies, de l’asthme, une toux fréquente, un essoufflement ou d’autres troubles respiratoires.
  • En cas d’exposition prolongée : certains polluants présents dans l’air intérieur peuvent contribuer au développement de maladies respiratoires chroniques, de maladies cardiovasculaires et, pour certains composés, à un risque accru de cancer.
  • Chez les publics sensibles : les effets peuvent être plus marqués chez les enfants, dont la qualité de l’air influence aussi la concentration et les capacités d’apprentissage, ainsi que chez les personnes âgées ou fragiles, plus sensibles aux troubles respiratoires.

En pratique, une bonne qualité de l’air intérieur n’est pas seulement une question de confort : c’est aussi un enjeu de santé, de bien-être et de prévention pour tous les occupants d’un bâtiment.

Comment mesurer et surveiller la qualité de l’air intérieur ?

Mesurer la qualité de l’air intérieur ne consiste pas à regarder un seul indicateur comme le CO2. Il faut choisir les paramètres à suivre en fonction du bâtiment, de ses usages, des occupants et du problème suspecté.

Pour cela il existe plusieurs approches complémentaires :

  • Audits et diagnostics de qualité de l’air : ils permetent d’évaluer l’état global de la QAI dans le bâtiment et d’identifier les sources possibles de pollution.
  • Contrôle des installations de ventilation : le contrôle des centrales de traitement d’air et des systèmes de ventilation porte notamment sur la mesure des débits d’air, la mesure de la température et l’humidité et la vérification de l’efficacité des systèmes de filtration.
  • Surveillance en continu avec des capteurs connectés : elle permet de suivre l’évolution du CO₂ et d’autres indicateurs en temps réel, et de réagir rapidement en cas de dérive ou de dépassement.

En pratique, une bonne surveillance de la qualité de l’air intérieur repose sur trois leviers : mesurer, comprendre et agir.

Comment améliorer la qualité de l’air intérieur ?

Améliorer la qualité de l’air intérieur passe par des actions simples mais essentielles : réduire les sources de pollution, mieux ventiler et aérer les locaux et surveiller les paramètres de qualité de l’air. Dans un bureau, une école, un commerce ou tout autre espace occupé, une bonne stratégie combine prévention, entretien des installations et suivi dans le temps.

  • Réduire les sources de pollution à l’intérieur : Il est recommandé de privilégier des matériaux, meubles et produits peu émissifs en COV, notamment lors de travaux, d’un réaménagement ou d’un achat de mobilier neuf. Il est aussi utile de limiter l’usage des bougies parfumées, encens, désodorisants et de certains produits d’entretien émissifs.
  • Aérer régulièrement les espaces : En l’absence d’un système de ventilation efficace, une aération quotidienne (2 x 15 minutes idéalement) permet de renouveler l’air et d’évacuer les polluants accumulés dans les locaux.
  • Garantir une ventilation efficace : Un bon système de ventilation doit apporter suffisamment d’air neuf et le répartir correctement dans toutes les zones occupées. Pour rester performant, il doit aussi être contrôlé, entretenu et nettoyé régulièrement.
  • Limiter l’humidité et prévenir les moisissures : L’humidité excessive favorise le développement des moisissures et d’autres polluants biologiques. Il est donc important d’identifier rapidement les infiltrations, condensations ou défauts d’aération, et d’agir avant que le problème ne s’installe.
  • Mesurer et surveiller la qualité de l’air : Le suivi du CO₂, des particules ou d’autres polluants permet de détecter les dérives et d’adapter les actions à mettre en place. Des capteurs connectés peuvent aider à suivre la situation en continu et à réagir rapidement en cas de problème.
  • Mettre en place un plan d’actions adapté au bâtiment : Chaque site a ses propres contraintes. C’est pourquoi l’amélioration de la qualité de l’air intérieur doit s’appuyer sur un diagnostic, des priorités claires et des solutions adaptées aux usages du lieu.

Quels services QAI propose ISPIRA Benelux selon le type d’établissement ?

ISPIRA Benelux adapte ses prestations de contrôle de la qualité de l’air intérieur à chaque type de bâtiment, en fonction des usages, des occupants et des contraintes techniques.

  • Bureaux et espaces recevant du public : audits de qualité de l’air, contrôle de la ventilation et suivi du CO₂ pour améliorer le confort, la concentration et la productivité.
  • Musées, bibliothèques et conservatoires : analyses adaptées aux enjeux de conservation des collections, de confort du public et de sécurité des équipes, avec recherche de COV, particules et pollutions microbiologiques.
  • Crèches et écoles : surveillance de la qualité de l’air intérieur dans les locaux accueillant des enfants, avec une attention particulière sur le confinement et sur l’impact de l’air intérieur sur le confort, l’apprentissage et la concentration.
  • Maisons de repos et établissements pour seniors : suivi de la qualité de l’air pour protéger la santé d’occupants fragiles.
  • Piscines et centres aquatiques : expertise sur l’optimisation de la ventilation et du renouvellement d’air.
  • Hôpitaux et établissements de santé : contrôle de l’hygiène de l’air dans les salles propres, blocs et zones techniques, avec mesures des paramètres aérauliques, des particules et des contaminations microbiologiques.

Au-delà de ces interventions sectorielles, ISPIRA Benelux propose aussi des solutions de monitoring QAI avec des capteurs, afin de suivre la qualité de l’air en temps réel et de mettre en place des plans d’action adaptés.